mercredi 11 mars 2009


THERE WILL BE BLOOD

Je n’ai pas réussi à me rendormir cette nuit-là, avec la pleine lune pour moi, le sommeil est un mythe. Je suis resté sur ma terrasse à fumer et à rêver tout en écoutant le bruit des embruns et à observer les ténèbres. Je passe le plus clair de mon temps lors de mes insomnies à imaginer le parcours d’une vague. J’aime rester des heures à me figurer son parcours. Je la vois prendre naissance en plein milieu d’un océan quelconque, au milieu de nulle part. Elle n’est que liquide et sa couleur azur, comme le disent les écoles shintoïstes, renvoie bien à la vie et à la création. Alors ensuite, elle se mouvra avec l’aide des alizés et constituera une source de vie pour un grand nombre d’êtres vivants. Elle sera à son paroxysme et, dans son excès de jeunesse, elle donnera la vie. Elle viendra s’échouer sur une funeste côte qui sonnera la fin de son existence. Je suis une personne nostalgique, enfin, je le pense. Paradoxalement les couleurs rougeoyantes de l’aube mettent un terme à ma rêverie et l’astre recommence inlassablement sa course, une fois de plus.

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